L’exception AFM

Cela pourrait paraître anecdotique. N’être qu’une date de plus dans mon agenda. Pourtant, ma participation à la séance commune de l’Académie des Sciences et de l’Académie Nationale de  Médecine, mardi dernier, revêt pour moi, et surtout pour notre association, une importance particulière. C’était en effet la première fois que les deux académies recevaient une femme qui n’est ni chercheuse, ni médecin, ni académicienne. La première fois qu’elles donnaient la parole à une personne "seulement" concernée par la maladie, pour parler de recherche clinique et présenter la position des associations. Vaste responsabilité sur mes épaules, moi qui suis tombée dans l’univers de la médecine et de la science par le plus douloureux des hasards. Vaste symbole aussi, car cette intervention en dit long sur la place jouée aujourd’hui par notre association de malades et parents de malades. Je suis fière d’avoir porté haut et fort leur message devant les deux académies. Mon intervention était la leur. J’espère avoir réussi, devant ces prestigieuses assemblées, à faire passer nos messages importants sur l'ambition de notre combat, notre stratégie, l'importance et la qualité des moyens que nous avons mis en place, leur impact dans le paysage biomédical et les perspectives qu'ils ouvrent pour une médecine nouvelle.

 

Laurence Tiennot-Herment

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